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		<TitleText>Économie populaire, territoires et développement à Madagascar: Dimensions historiques, économiques et socioculturelles du fokonolona</TitleText>
		
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		<BiographicalNote language="fre" textformat="02">&lt;p&gt;Emmanuelle Andriamanindrisoa est née en 1967 à Antananarivo (Madagascar). Titulaire d'une maîtrise en histoire à l'Université d'Antananarivo, elle a obtenu un DES et DEA à l'Institut d'études du développement de l'Université catholique de Louvain. Elle est professeur au Département d'histoire de l'Université d'Antananarivo depuis 1997.&lt;/p&gt;</BiographicalNote>
		
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		<Text language="fre" textformat="02">&lt;P&gt;L’objectif de cette recherche est d’appliquer la lecture en termes d’économie populaire au cas de Madagascar. Lire le secteur informel en termes d’économie populaire éloigne de l’approche purement économique (qui relie le secteur informel aux problèmes de la pauvreté de masse) et aide à prendre en considération d’autres dimensions de l’économie populaire comme expression matérielle de l’ensemble des pratiques populaires. La notion du vadin’asa (travail complémentaire) est alors vue comme le point de départ d’une transition entre secteur informel et économie populaire. Le vadin’asa s’inscrit dans la continuité des activités séculaires des populations ou des acteurs populaires et renvoie à la fois à des pratiques très anciennes et à un ensemble de dimensions socioculturelles qui l’encadrent comme les réalités du fihavanana, du fokonolona, du tanindrazana et des fomba. D’où l’importance de la dimension historique dans l’étude de l’économie populaire à Madagascar et la prise en considération des facteurs sociaux et culturels des acteurs populaires collectifs, le fokonolona, la communauté de base qui a existé bien avant la centralisation du royaume merina jusqu’à maintenant, en milieu rural et en milieu urbain.&lt;/P&gt;&lt;P&gt;L’économie populaire à Madagascar s’est construite en trois étapes ; on y retrouve les acteurs des trois niveaux proposés par F. Braudel. Son évolution est ici analysée à travers le temps. L’économie populaire a existé, continue d’exister avec ou sans crises. Elle est tout simplement un mode de vie qui englobe le social en interaction avec l’économique et le culturel dans des pratiques simples qui s’accommodent aux réalités vécues par l’immense majorité de la population, et s’adaptent aux besoins les plus élémentaires d’une société, ancrée dans ses valeurs morales et culturelles, propre à la société malagasy.&lt;/P&gt;</Text>
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&lt;P&gt;L’économie populaire à Madagascar s’est construite en trois étapes ; on y retrouve les acteurs des trois niveaux proposés par F. Braudel. Son évolution est ici analysée à travers le temps. L’économie populaire a existé, continue d’exister avec ou sans crises. Elle est tout simplement un mode de vie qui englobe le social en interaction avec l’économique et le culturel dans des pratiques simples qui s’accommodent aux réalités vécues par l’immense majorité de la population, et s’adaptent aux besoins les plus élémentaires d’une société, ancrée dans ses valeurs morales et culturelles, propre à la société malagasy.&lt;/P&gt;</Text>
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&lt;P&gt;L’économie populaire à Madagascar s’est construite en trois étapes ; on y retrouve les acteurs des trois niveaux proposés par F. Braudel. Son évolution est ici analysée à travers le temps. L’économie populaire a existé, continue d’exister avec ou sans crises. Elle est tout simplement un mode de vie qui englobe le social en interaction avec l’économique et le culturel dans des pratiques simples qui s’accommodent aux réalités vécues par l’immense majorité de la population, et s’adaptent aux besoins les plus élémentaires d’une société, ancrée dans ses valeurs morales et culturelles, propre à la société malagasy.&lt;/P&gt;</Text>
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		<Text textformat="02">Introduction											05
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;Chapitre I. Contextualisation et conceptualisation de l’économie populaire					12
&lt;br&gt;1- Les problématiques des rapports entre le secteur informel, la pauvreté et l’économie populaire : le débat des années 1970										12
&lt;br&gt;2- Évolution de la perception : le secteur informel comme économie populaire et la lecture des réalités de la pauvreté								19
&lt;br&gt;3- L’économie populaire et les acteurs populaires						23
&lt;br&gt;4- Construction de l’économie populaire à Madagascar						25
&lt;br&gt;5- Économie populaire, institutionnalisation, pratiques socioculturelles				28
&lt;br&gt;6- Le poids de l’histoire économique et sociale dans l’économie populaire				29
&lt;br&gt;7- Attachement aux valeurs morales et culturelles							31
&lt;br&gt;8- L’articulation villes-campagnes									32
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;Chapitre II. Aux origines de l’économie populaire à Madagascar : peuplement, territoires et communautés jusqu’au XVIIIe siècle										35
&lt;br&gt;1- Le peuplement de Madagascar : une rencontre de civilisations différentes				35
&lt;br&gt;2- Communautés et territoires : les origines du fokonolona					40
&lt;br&gt;3- L’émergence du royaume merina au XVIIe et XVIIIe siècles					44
&lt;br&gt;4- Les réformes au début du XIXe siècles sous Andrianampoinimerina				45
&lt;br&gt;5- L’évolution socio-économique sous Andrianampoinimerina					49
&lt;br&gt;6- Tentatives de modernisation et d’industrialisation en Imerina depuis Radama Ier			52
&lt;br&gt;7- L’impact des tentatives d’industrialisation sur l’économie communautaire et le monde paysan	55
&lt;br&gt;8- Autres aspects et contradictions des politiques de modernisation				58
&lt;br&gt;9- Changement et continuité sous le pouvoir merina						59
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;Chapitre III. La période coloniale de 1896 à 1960 : l’économie populaire face aux changements politique et socio-économique										63
&lt;br&gt;1- Pacification des Hautes terres et conquêtes de l’Île						63
&lt;br&gt;2- La réforme du fokonolona et la mise en place du système colonial				68
&lt;br&gt;3- Mainmise économique coloniale, réforme foncière et expansion de l’économie coloniale		71
&lt;br&gt;4- Impacts de l’économie coloniale sur l’économie populaire et réactions des populations		76
&lt;br&gt;5- La recomposition de l’économie communautaire et l’affirmation de l’économie populaire  dans l’entre deux guerres										80
&lt;br&gt;6- La Seconde Guerre Mondiale, l’insurrection de 1947 et leur impact sur l’évolution de l’économie  Populaire									85	
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;Chapitre IV. Économie populaire, modernisation et instabilité politique et économique de 1960 à nos jours 		 94
&lt;br&gt;1- L’héritage colonial de 1960 à 1975 				  		                 94
&lt;br&gt;2- Politisation et orientations contradictoires de la réforme du fokonolona de 1972 à 1975	                98
&lt;br&gt;3- Le projet socialiste de fokonolona dans un contexte de désorganisation économique et de crise sociale (1975-1982)	          102
&lt;br&gt;4- L’imposition de l’ajustement et son impact sur le secteur moderne de l’économie, la formation des revenus et la pauvreté	      109
&lt;br&gt;5- Crise politique, crise économique et recomposition sociale depuis 1980 : entre secteur informel et économie populaire		  113
&lt;br&gt;6- L’approche des réalités des années 1980-1990 en terme d’économie populaire		               116
&lt;br&gt;7- Fokonolona, fihavanana, tanindrazana dans l’économie populaire rurale depuis les années 1980							     120
&lt;br&gt;8-  Fokontany, vadin’asa et fihavanana : l’évolution de l’économie populaire urbaine depuis les années 1980						   		  	   124 
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;Chapitre V. L’économie populaire d’après les enquêtes dans le fokontany de Tsarahonenana dans la commune rurale de Masindray								129
&lt;br&gt;1- Historique de la Commune rurale de Masindray						129
&lt;br&gt;2- Les données et caracteristique socio-économiques de la commune de Masindray  			133
&lt;br&gt;3- La notion de vadin’asa en termes d’économie populaire					141
&lt;br&gt;4- Les acteurs populaires à Masindray : les tompontany et les mpiavy				152
&lt;br&gt;5- La reproduction des liens sociaux en milieu rural : une composante majeure de l’économie populaire									157
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;Chapitre VI. L’économie populaire d’après les enquêtes dans la commune urbaine d’Anosibe			164
&lt;br&gt;1- Présentation du fokontany d’Anosibe							164
&lt;br&gt;2- Anosibe, lieu d’adaptabilité sociale							166
&lt;br&gt;3- Anosibe, lieu d’économie populaire par excellence						168
&lt;br&gt;4- Le rôle du tanindrazana dans la reproduction des liens sociaux pour les acteurs populaires urbains									177
&lt;br&gt;5- Le tanindrazana, au cœur de l’articulation villes-campagnes					184
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;Chapitre VII. Dimensions socioculturelles de l’économie populaire à Masindray et à Anosibe			186
&lt;br&gt;1-Commune de Masindray : respect de la tradition et insertion dans la modernité			186
&lt;br&gt;Poids du fomban-drazana								186
&lt;br&gt;Importance des sectes et de la religion chrétienne					198
&lt;br&gt;Impacts des fomban-drazana sur l’économie populaire en milieu rural			203
&lt;br&gt;2- Anosibe, espace de reconstructions culturelles						208
&lt;br&gt;Lieu d’adaptabilité et de confrontation culturelle						208
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;Chapitre VIII. L’approche historico-théorique de l’économie populaire					215
&lt;br&gt;1- L’importance d’une approche interdisciplinaire et historique de l’économie populaire		215
&lt;br&gt;2- Le cadre conceptuel proposé par F. Braudel : un rappel de son intérêt pour le développement	 	216
&lt;br&gt;3- L’analyse historique de l’économie populaire à Madagascar, le rapport avec le cadre proposé  par  F. Braudel								218
&lt;br&gt;4- Pratiques populaires, fihavanana, réciprocité et réseaux					224
&lt;br&gt;5- Acteurs populaires, culture de la mémoire, sectes et religions					231
&lt;br&gt;6- Le caractère symbolique du territoire, le local et le tanindrazana				234
&lt;br&gt;7- Les acteurs de l’économie populaire, le fokonolona et le genre					236
&lt;br&gt;8- L’économie populaire et l’articulation villes-campagnes					238
&lt;br&gt;9- Remarques finales : l’économie populaire sous le regard de K. Polanyi				240
&lt;br&gt; 
&lt;br&gt;Conclusion											243
&lt;br&gt;Glossaire												248
&lt;br&gt;Bibliographie											250
&lt;br&gt;</Text>
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