L'action politique et diplomatique du Saint Siège au Moyen-Orient de 1978 à 1992


Première édition

Ce travail discute l’hypothèse selon laquelle la Papauté possède toutes les caractéristiques pour jouer un rôle de puissance internationale « soft » d’une importance certaine, par sa capacité à exercer une emprise morale directe sur un très grand nombre de citoyens et de décideurs politiques de plusieurs nations. Dans cette percective, l’auteur analyse l’action politique et diplomatique du Saint Siège dans une des régions les plus conflictuelles du monde, où les personnes les plus susceptibles d’accueillir de manière positive son action et son discours ne sont qu’une petite minorité, avec l’objectif d’apporter une contribution à l’étude de l’influence en tant qu’attributs de puissance au niveau international. La période choisie, la première moitié du règne de Jean-Paul II, est marquée par le fait que la capacité de destruction massive des deux superpuissances de l’époque limitait l’utilisation de la force armée en tant que moyen d’expansion de leur pouvoir. Les conclusions démontrent, entre autres, que la puissance réelle de la Papauté est considérablement limitée lorsque se trouvent face à elle des leaders politiques, des hommes de médias, ou des opinions publiques, qui ne partagent pas ses convictions, ou qui n’ont pas les mêmes priorités face aux évolutions internationales.


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Spécifications


Éditeur
Presses universitaires de Louvain
Partie du titre
Numéro 495
Auteur
Theodoros Koutroubas,
Collection
Thèses de la Faculté des sciences économiques, sociales, politiques et de communication
Langue
français
Catégorie (éditeur)
Sciences économiques et sociales
BISAC Subject Heading
BUS000000 BUSINESS & ECONOMICS
Code publique Onix
06 Professional and scholarly
CLIL (Version 2013-2019 )
3283 SCIENCES POLITIQUES
Date de première publication du titre
01 janvier 2006
Subject Scheme Identifier Code
Classification thématique Thema: Sciences politiques et théorie
Type d'ouvrage
Thèse
Langue originale
anglais

Livre broché


Details de produit
1 A4
Date de publication
01 janvier 2006
ISBN-13
978-2-87463-025-5
Ampleur
Nombre de pages de contenu principal : 458
Code interne
73751
Format
16 x 24 x 2,5 cm
Poids
728 grammes
Prix
32,00 €
ONIX XML
Version 2.1, Version 3

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Sommaire


INTRODUCTION

A. L'intérêt de l'étude du Saint Siège en tant qu’acteur politique du point de vue de la

discipline des relations internationales. p. 16

B. Pourquoi le Moyen-Orient ? p. 19

- Jérusalem et les Lieux Saints. p. 19

- Les communautés chrétiennes orientales. p. 20

- Les relations avec le Judaïsme et l’Islam. p. 22

C. Pourquoi la période 1978 – 1992 ? p. 25

D. La démarche suivie. p. 34

C. Critique des sources principales. p. 41

PREMIERE PARTIE

I. GOUVERNANCE ET POUVOIR AU SEIN DE L’EGLISE CATHOLIQUE ROMAINE

A. L’Eglise catholique romaine. p. 50

B. Le Saint Siège. p. 55

- La Curie romaine. p. 62

C. L’Etat de la Cité du Vatican. p. 68

D. Le rôle du Souverain Pontife au sein de l’Eglise catholique romaine, du Saint Siège et de l’Etat de la Cité du Vatican. p. 71

II. LE SAINT SIEGE SOUS JEAN-PAUL II A. L’héritage du dernier Concile. p. 90

B. Le credo politique de Jean-Paul II. p. 101

- Renforcement de l’autorité pontificale. p. 103

- L’Eglise catholique de nouveau au centre de la scène internationale - Une « nouvelle évangélisation ». p. 109

- Accent sur l’oecuménisme et le dialogue inter-religieux. p. 111

- Activité politique et diplomatique : continuité – dynamisation – accent sur la liberté religieuse, les droits de l’homme, la paix et la solidarité. p. 114

III. LE SAINT SIEGE ET LA NOTION DU « SOFT POWER »

A. Une « nouvelle » forme de pouvoir pour une nouvelle ère d’interdépendance. p. 120

B. La Papauté un « soft power » tout particulier. p. 124

DEUXIEME PARTIE

I. LE SAINT SIEGE ET LE MOYEN ORIENT

A. Des priorités politiques séculaires et constantes. p. 139

B. Le Saint Siège et le Moyen-Orient du lendemain de la Grande Guerre jusqu’au règne de Paul VI. p. 141

a) De la fin de l’occupation ottomane jusqu’à la Deuxième Guerre mondiale. p. 141

b) L’évolution de la politique moyen-orientale du Saint Siège de la fin de la Deuxième Guerre mondiale jusqu’aux années du Concile Vatican II. p. 150

- Les déceptions de la Terre Sainte. p. 150

- Le pèlerinage de l’évêque polonais Karol Wojtyla. p. 156

- Monde arabe – Turquie – Iran : Les Eglises orientales entre nationalisme laïque et islamisme politique – L’équilibre fragile du Liban confessionnel. p. 160

- Relations avec le Christianisme oriental et le monde arabe et musulman. p. 164

c) Le Saint Siège et la question des Lieux Saints de 1967 jusqu’à la fin du règne de Paul VI. p. 168

- La nouvelle position du Vatican sur le statut de Jérusalem p. 168

TROISIEME PARTIE

I. LES PRIORITES DE LA POLITIQUE MOYEN-ORIENTALE DU SAINT SIEGE SOUS LE REGNE DE JEAN-PAUL II

A. Continuité dans un style « personnel ». p. 173

B. Les communautés catholiques (moyen-)orientales. p. 177

C. Les relations de l’Eglise catholique avec le Judaïsme et l’Islam. p. 179

D. Les relations avec les Chrétiens orientaux séparés. p. 184

F. L’avenir de Jérusalem et des Lieux Saints chrétiens. p. 186

II. JEAN-PAUL II FACE A LA QUESTION DE JERUSALEM ET DES LIEUX SAINTS

A. Réaffirmation et « dynamisation » de la position papale sur Jérusalem. p. 189

B. Les enjeux jérosolimitains de l’audience pontificale privée accordé à Arafat. p. 194

C. La Lettre apostolique « Redemptionis Anno ». p. 196

D. Un Arabe palestinien à la tête du patriarcat latin de la « ville sainte ». p. 201

III. LES DIMENSIONS POLITIQUES DU DIALOGUE ENTRE L’EGLISE CATHOLIQUE ROMAINE ET LES DEUX AUTRES GRANDES RELIGIONS MONOTHEISTES

A. Les relations entre le Saint Siège et la communauté musulmane. p. 205

B. Les relations difficiles avec la communauté juive. p. 209

- Des gestes d’ouverture inédits. p. 209

- Et des gestes controversés. p. 211

- Un bilan contradictoire dans un contexte où le politique est presque indissociable du religieux. p. 217

IV. LA GUERRE CIVILE DU LIBAN

A. Une menace grave pour les intérêts régionaux du Saint Siège. p. 224

- Les Maronites. p. 225

B. Les dilemmes du Saint Siège. p. 228

C. De 1975 à 1982 les raisons d’une politique « classique » de distances égales. p. 230

D. Les objectifs principaux de la politique libanaise des papes. p. 232

- Les premières actions de Jean-Paul II. p. 236

QUATRIEME PARTIE

I. L’ESCALADE DES CONFLITS MOYEN-ORIENTAUX

A. L’invasion israélienne au Liban : Les premières réactions du Vatican. p. 238

B. Le « plan Reagan ». p. 241

C. La réaction papale devant l’escalade du conflit libanais en tant qu’exemple de l’avantage qu’offre au chef de l’Eglise catholique romaine la personnalité internationale du Saint Siège. p. 244

II. L’INTERACTION ENTRE LA DIPLOMATIE PAPALE ET L’ADMINISTRATION AMERICAINE PENDANT LES ANNEES REAGAN

A. L’ « alliance » Jean-Paul II – Ronald Reagan : une communauté d’intérêts facilitée par des affinités personnelles. p. 252

B. La dernière décennie de la Guerre froide et l’apogée de la puissance « soft » du Vatican. p. 256

C. Le poids de l’agenda moyen-orientale de Jean-Paul II sur la politique de l’administration Reagan. p. 262

- Le Moyen-Orient : une priorité pour le pape. p. 262

- Un échange diplomatique discret entre une grande puissance et une puissance uniquement « soft ». p. 267

III. L’EVOLUTION DE LA POLITIQUE MOYEN-ORIENTALE DU SAINT SIEGE AVEC LA GRIFFE PERSONNELLE DE JEAN-PAUL II

A. Une approche inscrite dans la continuité mais plus politisée et indépendante. p. 271

- « Une patrie pour les Palestiniens ». p. 272

- … et une prise de distances égales s’inscrivant dans la continuité. p. 273

B. L’audience privée accordée à Arafat : un message fort médiatique adressé à plusieurs destinataires et une prise de distances de la politique américaine sur le Moyen-Orient. p. 276

IV. LE CONTEXTE GEOPOLITIQUE MOYEN-ORIENTAL DES DERNIERES ANNEES DE LA GUERRE FROIDE VU DU SAINT SIEGE

A. Le paramètre religieux des divisions géopolitiques locales. p. 280

B. Le Moyen-Orient n’est pas l’Europe de l’Est : les intérêts opposés du Vatican et de Washington. p. 282

C. A la recherche d’équilibres difficiles. p. 286

- L’épineuse question de l’établissement des relations diplomatiques entre le Saint Siège et l’Etat d’Israël. p. 291

- A la recherche d’une troisième voie entre les bonnes relations avec Israël et la reconnaissance des droits du peuple palestinien. p. 292

V. CONFLIT ISRAELO-PALESTINIEN : SOUTIEN SIMULTANE AUX DROITS « DU PEUPLE PALESTINIEN A UNE PATRIE ET CEUX DE L’ETAT D’ISRAEL A SA SECURITE

A. Une patrie n’est pas nécessairement un Etat : le besoin de ne pas trop heurter les intérêts de l’allié américain et l’éphémère initiative Hussein – Arafat. p. 295

B. La question de l’établissement de relations diplomatiques avec Israël et la stagnation du dialogue entre l’Eglise catholique et la communauté juive. p. 298

C. Jean-Paul II face à la première « Intifada ». p. 301

- La deuxième visite de Yasser Arafat au Vatican. p. 303

VI. TERRORISME ET REPRESAILLES

A. Une condamnation en ligne droite avec l’enseignement de l’Eglise catholique romaine et les convictions personnelles du pape. p. 309

B. Le droits des peuples de se défendre : Une évolution discrète de la position de Jean- Paul II. p. 311

VII. INITIATIVES ET DECEPTIONS DE LA POLITIQUE LIBANAISE DU PAPE

A. Liaison du conflit libanais avec les autres questions ouvertes de la région et appel pour une solution globale durable, équitable et fondée sur la justice. p. 313

B. La Lettre apostolique « Les Grands Mystères ». p. 316

C. La vision wojtylienne de l’Eglise maronite. p. 319

- L’intervention directe du Vatican dans le gouvernement de l’Eglise maronite au courant des années 1980 : Un exemple de la politique de centralisation de l’autorité au sein de l’Eglise catholique romaine de Jean-Paul II. p. 321

- La peur des Eglises séparées. p. 322

D. Les limites du pouvoir « soft » : les initiatives infructueuses du Saint Siège. p. 324

F. La « guerre de libération » du général Aoun. p. 328

VIII. L’ACCORD DE TAËF ET LES ERREURS STRATEGIQUES DU SAINT SIEGE

A. Un accord qui divise le camp maronite. p. 332

B. Les tergiversations de la politique libanaise du Saint Siège. p. 333

- La « Lettre apostolique à tous les évêques de l’Eglise catholique sur la situation du Liban », la peur d’une annexion syrienne et l’hésitation du Vatican devant l’accord de Taëf. p. 334

- L’affaiblissement de l’autorité du patriarcat maronite et le rôle du Vatican. p. 339

- Le malaise des autres communautés chrétiennes du Liban. p. 341

CINQUIEME PARTIE

I. LA FIN DE LA « RELATION SPECIALE » ENTRE LE VATICAN ET WASHINGTON

A. Un nouveau Président. p. 345

B. Une nouvelle donne internationale. p. 347

- Le triomphe papal de 1989. p. 347

- Les nouvelles priorités mondiales de Jean-Paul II. p. 348

C. Une alliance devenue désuète pour les deux parties. p. 349

- Une Papauté plus tournée vers le Sud. p. 349

- L’affaiblissement du pouvoir « soft » du Saint Siège. p. 350

- " Second-rate ally". p. 352

II. LA DEUXIEME GUERRE DU GOLFE

A. Le Saint Siège et la première Guerre du Golfe ( 1980 – 1988). p. 354

B. L’occupation du Koweït par l’Irak et les dilemmes du Saint Siège. p. 358

C. Le « linkage » de la question du Koweït avec tous les autres conflits moyen-orientaux. p. 361

D. Les premières réactions du pape. p. 363

- Le pape en faveur du « linkage ». p. 365

- Une prise de distances « traditionnelle » et prudente avec l’Occident. p. 366

III. LE SAINT SIEGE DEPASSE PAR LES EVENEMENTS : LA FAIBLESSE DE LA PUISSANCE « SOFT »

A. Les intérêts de l’Eglise catholique romaine au Moyen-Orient menacés à tous les niveaux. p. 369

B. Quand la globalisation de l’information n’est plus au service du pape. p. 371

C. La radicalisation de la position du Saint Siège. p. 373

D. Jean-Paul II impose sa ligne personnelle à la politique internationale du Vatican. p. 377

E. Les hostilités, l’après-guerre et la « marginalisation » du Saint Siège. p. 381

- Jean-Paul II poliment ignoré par la nouvelle superpuissance mondiale. p. 381

- La tension avec Israël et les erreurs en communication. p. 385

- Le monde musulman et les communautés chrétiennes orientales face à la position du pape. p. 391

- Une paix sans le Saint Siège ? p. 399

CONCLUSIONS

A. Les intérêts interdépendants du Saint Siège au Moyen-Orient. p. 410

B. Les défis moyen-orientaux de la première moitié du règne wojtylien. p. 412

C. Une période d’initiatives importantes. p. 414

D. Jérusalem et Lieux Saints. p. 418

E. Chrétiens orientaux – Conflit libanais. p. 420

F. Relations avec le Judaïsme et l’Islam. p. 426

G. Les limites du « soft power ». p. 434

BIBLIOGRAPHIE p. 442