L'abandon ou le dépôt différé des mémoires et des thèses interrogent les enseignants censés assurer, pour les étudiants dont certains seront un jour leurs collègues, à la fois la transmission rigoureuse et le renouvellement audacieux de la... Lire la suite
Si la recherche reste une composante centrale de tout mémoire de fin d'études et de toute thèse de doctorat, la production originale et autonome de connaissances ne va pas de soi pour des étudiants qui jusque-là en ont été plutôt consommateurs qu’acteurs. Des exigences à la fois tacites et draconiennes, évidentes et contradictoires leur sont adressées : maîtriser de nouveaux codes sociaux et professionnels, faire preuve de créativité mais aussi d’allégeance.
Des phénomènes préoccupants tels que l’abandon ou le dépôt différé des mémoires et des thèses interrogent les enseignants-chercheurs censés assurer, pour ces générations montantes d’universitaires dont certains seront un jour leurs collègues, à la fois la transmission rigoureuse et le renouvellement audacieux de la recherche.
Ce volume souhaite contribuer au débat en explorant, dans le monde universitaire francophone, les critères de production de ces savoirs, les raisons objectivables des échecs et abandons, les facteurs de la réussite, ainsi que les spécificités d’une relation très particulière qui unit, dans le cadre du mémoire et de la thèse, l’enseignant et l’étudiant, sur un mode qui évoque le compagnonnage et le parcours initiatique.
Si la recherche reste une composante centrale de tout mémoire de fin d'études et de toute thèse de doctorat, la production originale et autonome de connaissances ne va pas de soi pour des étudiants qui jusque-là en ont été plutôt consommateurs qu’acteurs. Des exigences à la fois tacites et draconiennes, évidentes et contradictoires leur sont adressées : maîtriser de nouveaux codes sociaux et professionnels, faire preuve de créativité mais aussi d’allégeance.
Des phénomènes préoccupants tels que l’abandon ou le dépôt différé des mémoires et des thèses interrogent les enseignants-chercheurs censés assurer, pour ces générations montantes d’universitaires dont certains seront un jour leurs collègues, à la fois la transmission rigoureuse et le renouvellement audacieux de la recherche.
Ce volume souhaite contribuer au débat en explorant, dans le monde universitaire francophone, les critères de production de ces savoirs, les raisons objectivables des échecs et abandons, les facteurs de la réussite, ainsi que les spécificités d’une relation très particulière qui unit, dans le cadre du mémoire et de la thèse, l’enseignant et l’étudiant, sur un mode qui évoque le compagnonnage et le parcours initiatique.
Héritage, filiation, transmission.
Configurations littéraires (xviiie-xxie siècles) 7
Christian Chelebourg, David Martens, Myriam Watthee-Delmotte
« J'ai maudit mon père ». L’imaginaire romantique de l’héritage 13
Christian Chelebourg
La réactualisation du bâtard par les lumières naissantes 29
Anna Raventós Barangé
Diderot ou le paradoxe sur la filiation 39
Guilhem Armand
Le sang et le nom. Entre hérédité et héritage
dans Les Rougon-Macquart d’Émile Zola 51
Véronique Cnockaert
Vol à voile de Blaise Cendrars. La naissance d’un pseudonyme 61
David Martens
S’écrire à l’époque contemporaine : la singularité contre l’héritage 75
(Rilke, Kafka, Thomas Bernhard, Violette Leduc)
Béatrice Jongy
Transmission romanesque et transposition familiale à la fin du XIX e siècle 87
Nicholas White
Variations autour du verbe tester 99
Sylvie Germain
De la filiation terrestre à la filiation céleste dans Magnus de Sylvie Germain 105
Anne-Claire Bello
De Balzac à Flaubert. Vie et mort du destin collectif en littérature 119
Michel Brix
L’héritage comme clinamen. Le legs romanesque de Günter Grass et Hugo Claus 135
Stéphanie Vanasten
La terre en héritage, l’écriture en partage. Bruno Saint-Hill,
de Nampilly à Swedenborg 147
Laurent Déom
Les déchirures de la filiation dans l’oeuvre de Juan Gelman 161
Geneviève Fabry
Oblitération et rémanence de l’héritage religieux. L’« invention » de
l’icône littéraire (Sur Le Boulevard périphérique d’Henry Bauchau) 173
Myriam Watthee-Delmotte
L’héritage : lecture de l’illisibilité. La filiation dans le roman
Corps mystique (1986) de Frans Kellendonk 189
Matthieu Sergier
Le récit de filiation. « Éthique de la restitution » contre « devoir de mémoire »
dans la littérature contemporaine 199
Dominique Viart
Le « heritage film » entre convention et innovation. Étude comparative
de deux versions filmiques de Jane Eyre de Charlotte Brontë
(R. Stevenson, 1944, F. Zeffirelli, 1996) 213
Gilles Ménégaldo
La filiation et l’héritage en partage ?
Conclusions générales et perspectives de la recherche 227
Jean Leclerq